Préparez votre voyage à l'aide du guide pays de WebTour.fr.

S'il-vous-plait, cliquez sur la bannière, ça ne vous coûte rien et moi ça m'aide beaucoup, merci

 

 

4. La cour

 

 

    Après la Salle des Découvertes Récentes on pénètre dans la Cour Centrale. Au-dessus de la galerie sud de la cour on a reconstitué en vraie grandeur le fronton du temple d'Auguste (ou d'Isis) qui se trouvait sur l'agora administrative. Le temple d'Isis ayant été détruit par un tremblement de terre (ou peut-être par une cause que nous ignorons) les Ephésiens ramassèrent les statues qui ornaient le fronton du temple et les transportèrent jusqu'à la place de Domitien ou ils les disposèrent sur les bords du bassin de la fontaine de Pollio, lui donnant ainsi un aspect tout à fait nouveau. Entre temps, le temple d'Isis avait été transformé en temple d'Auguste pour plaire à l'empereur; en effet on savait qu'Auguste n'éprouvait guère de sympathie à l'égard des Egyptiens et de leurs religions à cause du souvenir d'Antoine et Cléopâtre. Dans la restitution du fronton qui est proposée aux visiteurs les statues ont été disposées comme dans le temple original. Au centre est assis le cyclope Polyphème, fils de Poséidon; sur sa droite Ulysse lui tend un récipient rempli de vin; derrière Ulysse deux de ses compagnons apportent du vin, l'un dans une outre en peau de chèvre, l'autre dans un grand bol; dans la partie droite du fronton on voit d'autres compagnons d'Ulysse qui sont occupés à tailler en pointe un pieu en bois en s'aidant de leur épée. Nous connaissons la suite de l'histoire qui est racontée en détail dans l'odyssée d'Homère: après que Polyphème eut sombré dans le sommeil de l'ivresse, Ulysse et ses compagnons lui crevèrent son oeil unique à l'aide du pieu affuté et ainsi ils parvinrent à s'échapper de la caverne du cyclope.

 

 

 

Reconstitution du fronton du temple d'Auguste (+er siècle av. J.-C.)

 

 

    Dans la galerie qui se trouve en-dessous du fronton que nous venons de décrire on a exposé dans un ordre chronologique un certain nombre de colonnes trouvées au cours des fouilles. Les chapiteaux ioniques de la première rangée sont les plus anciens du genre à Ephèse; ils datent du VIème ou VIIème siècle avant notre ère et ont été découverts à l'occasion des travaux de restauration de l'Aqueduc de St Jean. Quant au chapiteau ionique décoré de têtes de taureau, il vient de la basilique d'Ephèse (Ier siècle de notre ère). Les chapiteaux de style corinthien ou composite proviennent de bâtiments hellénistiques ou romains. Enfin, les chapiteaux à stalactites appartenaient à des monuments ottomans de la période primitive.

 

    Contre le mur occidental de la cour sont exposées des stèles Funéraires qui, pour la plupart, datent de la période hellénistique. Lorsque l'on cherche à classifier ces stèles en fonction de leur style et de leur sujet on s'aperçoit que, pour la période hellénistique, elles provenaient de quatre ateliers où elles étaient fabriquées en série. Le plus ancien est entré en activité au IIIème siècle avant notre ère et il a produit des stèles pendant deux siècles. Les artistes qui les sculptaient n'avaient pas pour habitude d'y apposer leur signature ce qui rend presque impossible d'identifier les noms des ateliers. Sur ces stèles funéraires le défunt est représenté
soit assis, soit couché, soit encore monté sur un cheval, tandis que de part et d'autre les proches expriment leur chagrin et font parfois un signe d'adieu avec la main.

 

 

 

Cadran solaire. Marbre. IIIè siècle apr. J.-C.

 

    Au milieu de la cour est exposé un cadran solaire comme il y en avait beaucoup à Ephèse. Celui-ci se présente comme un quart de sphère concave divisé en 12 tranches portant chacune une lettre grecque (on sait que les Grecs se servaient des premières lettres de leur alphabet pour la numération); au centre est fixée une mince aiguille métallique dont l'ombre portée indique l'heure solaire. L'inscription qui figure sur le socle de ce cadran solaire nous apprend qu'il avait été dédié à l'empereur Caracalla (188-217) et à sa mère Julia Domna (158-217). Sur les trottoirs de plusieurs rues d'Ephèse on peut encore voir gravés dans la pierre des cercles divisés en secteurs: ce sont des cadrans solaires antiques dont l'aiguille métallique plantée au centre a disparu; ils permettaient à tous les passants de connaître l'heure.

 

    Quant aux statues d'Eros chevauchant un dauphin qui servent de jets d'eau au bassin qui est au milieu de la cour, elles devaient déjà être utilisés d'une manière analogue durant la période romaine.

 

    La mosaïque de sol qui est exposée à la suite de la série de chapiteaux provient du salon d'un bâtiment qui se trouvait à côté du gymnase de Védius. Elle est ornée de motifs géométriques et végétaux et elle date du IVème siècle de notre ère.
 
 



 
 

 


 

[ sommaire ] 01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07 - 08 - 09

 

©Copyrights ephesos , Tous les droits sont réservés au webmaster: glux