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La Voie Sacrée qui contourne le Mont Panayir, prend le nom de "rue de marbre" entre la bibliothèque de Celsius et le théâtre. Elle est pavée de grands blocs de marbre régulièrement disposés. Le côté est de la rue étaient bordé d'un portique à colonnes analogue à celui de la rue des Courètes, tandis que le côté ouest se présentait comme une stoa couverte, construite sous Néron (54-68 ap. J.-C.), dont le sol était surélevé de 2 m. par rapport au niveau de la rue (les travaux de restauration de ce bâtiment sont encore en cours). On pénétrait dans cette stoa par des escaliers situés du côté du théâtre. Sur les murs de la stoa, on peut remarquer des cavités régulièrement taillées: ce sont les empreintes laissées par l'arrachage des crampons de fer scellés au plomb qui liaient les uns aux autres les blocs de pierre formant l'appareil du mur; en effet, quand à l'époque byzantine, la ville d'Ephèse se fut appauvrie, on en vint à récupérer ainsi un peu de métal !
La rue de marbre.
Du côté où la rue était bordée par la stoa, il y avait un étroit trottoir pour les piétons sur lequel il y a une publicité pour un bordel sous la forme d'un dessin représentant une tête de femme avec une inscription, un pied gauche et un coeur. Les reliefs sculptés représentant des gladiateurs proviennent de différents endroits de la ville et ont été rassemblés là pour être exposés. La rue de marbre qui commence à la bibliothèque de Celsius, passe par la porte du Coressos située entre le gymnase de Védius et le Stade, puis de là elle continue tout droit. Cette partie fut réparée au Vème siècle aux frais d'un Ephésiens nommé Eutrope, que les habitants de la ville remercièrent en lui dressant un buste au bord de la rue.
Sur les portions de la rue de marbre qui n'ont pas subi de réparations durant l'Antiquité, on peut encore voir les traces laissées par les roues des chars romaines qui forment des ornières de 10 à 15 cm.
La rue de marbre et la bibliothèque de Celsius.
Une portion de la rue de marbre, située
après le gymnase du théâtre, fait actuellement l'objet
de travaux de fouille et de restauration menés par le Musée
d'Ephèse. Ces fouilles ont permis de retrouver en parfait état
un fragment d'arcs en briques entre les colonnes et que les portiques étaient
couverts de toits à charpente en bois. Au cours des réparations
effectuées dans ce secteur au IVème siècle, on utilisa
comme parapet des rangées de sièges prélevées
dans le Stade; on a aussi remployée des colonnes de granit qui se
trouvaient auparavant sur l'Agora.