S'il-vous-plait, cliquez sur la bannière, ça ne vous coûte rien et moi ça m'aide beaucoup, merci
|
|
Plusieurs voies permettaient d'atteindre le temple de Sérapis: l'une était la rue en escaliers qui partait de l'angle sud-ouest de l'Agora, une autre partait de la Porte de l'Ouest. Cette dernière avait l'aspect d'une stoa de 24 m. de large et de 160 m. de long et elle était pavée de marbre. Une porte, à laquelle on parvenait par quelques marches, donnait accès à une vaste cour carrée, bordée sur trois côtés (sauf au sud) par des portiques à colonnes, où se trouvait le temple de Sérapis, construit sur une terrasse surélevée.
C'était un temple prostyle possédant seulement un pronaos et un naos. Chacune des colonnes corinthiennes du pronaos (porche) avait un diamètre inférieur de 1,5 m. et pesait quelque 57 tonnes; les éléments architecturaux de l'entablement étaient aussi de dimensions très considérables.
La porte du temple était d'une largeur exceptionnelle et possédait deux battants en métal qui reposaient sur des roues qui ont fini par creuser de profondes ornières dans la pierre du stylobate. Aux alentours du temple gisent encore divers éléments architecturaux à moitié terminés, ce qui laisserait à penser que le Sérapion ne fut jamais achevé. Les fouilles ont mis au jour une statue en granit de style égyptien et une inscription qui indiquait que le temple était consacré à Sérapis.
Statuette de Sérapis. Bronze. IIè siècle apr. J.-C.
Dans les religions pratiquées
à Rome, il n'y avait pas de vie dans l'autre monde. D'après
ces religions, les morts, comme le raconte Homère, allaient, sous
forme d'esprits, chez Hadès (en enfer) où, le plus souvent,
ils erraient en proie à la douleur. Par contre les religions égyptiennes
promettaient la résurrection des corps et la vie dans l'au-delà.
A l'époque perse, Ephèse entama des relations étroites
avec l'Egypte. La preuve la plus importante en étant le commerce
qui s'effectuait entre Ephèse et Alexandrie aux moyens de bateaux
rapides. Une autre preuve est la grande quantité de statues d'origine
égyptienne retrouvées au cours des fouilles archéologiques
et aussi le témoignage d'un traité qui est actuellement exposé
au Musée d'Ephèse. Il s'agit d'un bloc de marbre sculpté
sur ses deux faces: sur l'une, on voit Artémis, la principale déesse
d'Ephèse et sur l'autre, il y a Sérapis, le plus grand des
dieux égyptiens, barbu et tenant un sceptre à la main. Ce
qui montre que le culte de Sérapis était également
en vigueur à Ephèse, d'où la construction de ce temple
dans le style baroque propre à l'époque des Antonins (IIème
siècle).